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5 techniques SEO obsoletes à bannir de votre strategie referencement

5 techniques SEO obsolètes à bannir de votre stratégie référencement

Les techniques SEO ont beaucoup changé au fil des ans et ce qui a fonctionné il y a cinq ou trois ans ne va pas nécessairement fonctionner aujourd’hui. Certaines de ces vieilles techniques SEO vont non seulement faire stagner votre trafic mais carrément faire chuter votre référencement.

Que faire ? Vous devriez cesser d’utiliser les techniques SEO dépassées mentionnées ci-dessous :

Techniques SEO obsolètes # 1 : plus de liens signifient un meilleur classement

Selon une étude effectuée par SearchMetrics, le troisième facteur le plus déterminant dans votre classement sur les moteurs de recherche est le nombre de backlinks que vous avez.

Bien qu’un bon netlinking signifiait un meilleur classement, ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui. Ces jours-ci, vous remarquerez de nouveaux sites avec seulement une poignée de liens qui surpassent d’anciens sites faisant autorité.

Pourquoi ?

Parce que leurs backlinks sont plus pertinents. Avec la mise à jour de l’algorithme de Google  » Pingouin « , la pertinence des liens est dorénavant plus importante que la quantité.

Il suffit de regarder l’exemple ci-dessous. J’ai googlé l’expression « cartes visa » Comme vous pouvez le voir, le site de « VISA FRANCE » devance le site « DESJARDINS« .

TECHNIQUES SEO OBSOLÈTES NETLINKING

Et pourtant, le site « VISA FRANCE » qui vient en première position a 256 000 backlinks provenant de 543 domaines référents, selon Ahrefs. Tandis que « DESJARDINS » le dépasse largement avec 1 000 000 de backlinks provenant de 9 800 domaines référents.

TECHNIQUES SEO OBSOLÈTES LINKBUILDING

TECHNIQUES SEO OBSOLÈTES LIENS ENTRANTS

Cet exemple illustre parfaitement bien que vous ne devriez plus vous concentrer sur la quantité de vos backlinks. Au lieu de cela, concentrez-vous sur la qualité et la pertinence.

Techniques SEO obsolètes # 2 : le SEO c’est tout simplement un contenu riche en mots-clés

Si vous souhaitez classer une page web pour un terme comme « carte visa pour entreprise » vous auriez besoin d’insérer cette phrase exacte sur votre page web, n’est-ce pas ? Eh ben non, ce n’est plus forcément le cas à présent, car l’algorithme de Google utilise dorénavant l’analyse sémantique latente.

L’analyse sémantique latente LSA est une méthode d’indexation et de recherche qui utilise une technique mathématique appelée décomposition de valeur singulière pour identifier les tendances dans les relations entre les termes et les concepts contenus dans une collection structurée de texte. La LSA est basée sur le principe que les mots qui sont utilisés dans les mêmes contextes ont tendance à avoir des significations semblables.

En d’autres termes, Google voit l’expression  » carte visa « comme étant similaire à  » carte visa pour entreprise « . Cela signifie aussi que si vous utilisez le mot « business » au lieu d' » entreprise », vous obtiendrez un classement pour les deux termes.

Au lieu d’essayer d’écrire un contenu riche en mots-clés, écrivez un contenu pertinent et convivial. Donnez la priorité à vos utilisateurs et à vos lecteurs, écrivez aux mieux pour eux. Google va naturellement comprendre pour quels termes et quelles thématiques vous devriez être bien classé.

De plus, personne ne veut lire un contenu riche en mots-clés. Si je mentionne le mot-clé « techniques seo  » 100 fois dans cet article, c’est sûr que vous serez fatigué de cette redondance et arrêterez de lire, peut-être même ne plus visiter mon site web à l’avenir, ce qui nuirait à mon classement.

Évitez d’écrire un contenu trop riche en mots-clés, ça n’a plus une très grande importance pour votre référencement.

Techniques SEO obsolète # 3 : le SEO c’est juste des liens, du code et du contenu

Voilà ce qu’était le référencement il y a cinq ans. Des sites avec un contenu médiocre, des tonnes de liens et une optimisation SEO des pages pouvaient obtenir un excellent référencement.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. De nos jours, les sites qui tendent à avoir un bon classement sur les moteurs de recherche ont aussi une large audience sociale. Que vous croyez ou non que les médias sociaux impactent directement ou indirectement votre classement, ils ont un impact sur votre référencement Google.

Pourquoi ?

Plus votre site web est populaire sur les réseaux sociaux, plus vous augmentez sa visibilité et plus vous attirez de trafic vers lui. Les interactions sur le web social et les partages sur les réseaux sociaux sont un excellent moyen de développer des liens naturels qui envoient des signaux positifs à Google.

Si vous voulez un meilleur classement, ne dirigez pas tous vos efforts vers l’obtention de nouveaux liens entrants classiques. Travaillez aussi votre présence sociale, optimisez vos profils sociaux et vos fils d’actualité.

Tehniques SEO obsolètes # 4 : plus de pages signifient plus de trafic

Wikipedia est un excellent exemple d’un site riche en contenu qui obtient plus de trafic. Donc, si vous voulez plus de trafic, vous devez créer beaucoup de pages, pas vrai ?

Si vos pages ne sont pas de grande qualité, vous ne serez pas bien classé. Au lieu de réellement vous aider, trop de contenu, en particulier un contenu médiocre, peut au contraire vous nuire.

Google a publié une mise à jour d’algorithme appelée  » Panda « , qui a justement visé les sites au contenu de mauvaise qualité. Ces sites ont souffert de pénalités et leur trafic de recherche a grandement chuté.

Un bon exemple de cela est le site WiseGeek. Il a très bien dominé les classements des moteurs de recherche à une époque en raison de sa très grande quantité de contenu. Mais il fut très durement touché par la mise à jour d’algorithme Panda, en raison du contenu médiocre justement.

Ne créez pas des sites avec des milliers de pages. Concentrez-vous sur la création d’un contenu de très bonne qualité.

Techniques SEO obsolètes # 5 : des classements plus élevés signifient plus de trafic

Il y a un grand malentendu dans l’industrie du SEO sur le fait que des classements plus élevés signifient plus de trafic de recherche.

Certes, plus de gens vont voir votre site s’afficher sur la première page de résultats des moteurs de recherche, mais cela ne signifie pas que vous allez obtenir plus de clics.

Pourquoi ?

Parce qu’il se peut que les mots-clés que vous avez ciblés ne génèrent pas un volume de recherche important. Il se peut que vos balises titres et méta descriptions ne soient pas attrayantes, ce qui va amener les gens à ne pas cliquer sur vos liens.

Vous pouvez résoudre ce problème en faisant deux choses :

1. Ayez recours à l’outil de planification de mots-clés Google Adwords pour vous assurer de l’intérêt des mots-clés et du volume de recherche mensuel moyen qu’ils génèrent, avant de les utiliser pour votre référencement.

2. Rédigez des titres et des descriptions SEO clairs, pertinents et attrayants pour susciter l’intérêt et la curiosité des internautes. Cessez de les écrire pour les moteurs de recherche.

Conclusion

Arrêtez de perdre votre temps avec des techniques SEO obsolètes et concentrez votre énergie sur des stratégies de référencement naturel qui vont dynamiser votre trafic.

Si vous suivez mes 5 conseils ci-dessus, vous devriez commencer à augmenter votre trafic de recherche en l’espace de 30 à 60 jours. Ce n’est pas sorcier. C’est en fait très simple, du moment que vous êtes prêt à y consacrer le temps et l’effort nécessaire.

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12 Responses to 5 techniques SEO obsolètes à bannir de votre stratégie référencement

  1. Goulven

    Un sujet originalement tourné. Merci de cette tournure qui est devenue depuis ce matin mon nouveau pense-bête . Après il manque peut-être, et je dis bien peut-être, un petit passage sur l’autre SEO négligé : le mailing. En tout cas cas de cette approche.

  2. Sytha HING

    Article très bien écrit et qui parle. Le SEO pour ses visiteurs et ses clients et Google suivra.

  3. Vincent

    Voilà un bon résumé ! Ou comme le dit SYTHA HING : Revenez aux fondamentaux du web en écrivant pour vos visiteurs, pas pour les robots.

  4. Cédric

    Bien que l’article soit bien écrit, je suis en total désaccord avec la plupart des points cités ci-dessus. Je comprends l’esprit global de dire que le SEO aujourd’hui est différent du SEO il y a 5 ans, mais sous-entendre que la quantité de liens importe peu ou qu’un contenu riche en mot-clé ne rankera pas, c’est aller un peu loin je trouve.
    C’est peu être une question de formulation …

    Enfin une dernière chose : l’exemple de l’expression « cartes visa » est TRES mal choisi. Vous comparez ici les metrics des domaines et non des URLs, or il y a dans un cas une Home Page et dans l’autre cas une page profonde. Bref difficile de comparer.
    Par ailleurs, je viens d’effectuer la même recherche et je vois le site desjardins.com en 4e page …

    • ANDREA GAILLET

      Salut Cédric 🙂

      Je crois qu’il y a eu mal interprétation de certains de mes propos de ta part. Mais sinon, la qualité l’emporte bel et bien sur la quantité si le but est un référencement naturel de qualité et durable dans le temps, qui ne vacille pas ou chute à chaque mise à jour d’algorithme de Google, c’est un fait établi. Si on me propose demain un millier de backlinks gratuits vers mon site, provenant d’annuaires web de faible qualité à titre d’exemple ma réponse est évidement NON, NON et NON.

      Il m’est arrivé de recevoir récemment des offres d’échange de liens de la part de deux agences de référencement (pour soi disant améliorer notre référencement respectif), via des pratiques dépassées et probablement pénalisantes qui m’ont presque laissée bouche bée.

      Les facteurs d’algorithme de recherche de Google reposent sur la « confiance », l’ »autorité » et l’ »expertise ». Savoir à quel point exactement n’est pas une chose facile. Mais en lisant les lignes directrices publiées par Google sur Penguin, sur Panda et sur les meilleures pratiques à mettre en place pour les sites web, force est de constater que ces trois termes se répètent plusieurs fois.

      Les sites web dont les liens pointent vers un nom domaine peuvent affecter son classement sur les moteurs de recherche, et vice versa pour les liens sortants d’un site web.

      C’est pourquoi je conseille toujours d’éviter de créer des liens partout où c’est inscrit « Ajouter un site », « Ajouter un lien », « Publier un commentaire ». Je me répète peut être 🙂 mais : Il faut viser avant tout la qualité lors d’un netlinking de masse et non la quantité, autrement le site web en question pourrait faire l’objet d’une pénalité algorithmique ou manuelle un de ces jours.

      Je ne dis point que la quantité n’est pas importante, personnellement je travaille calmement l’acquisition de nouveaux liens entrants vers mon site web presque en continu. Je fais juste attention à ne choisir que les méthodes naturelles et opportunités de qualité sans risque aucun pour mon référencement au futur. Quote : « Le référencement est un marathon, pas un sprint. ».

    • ANDREA GAILLET

      Bonjour Cédric 🙂
      La corrélation entre les mots-clés et un haut classement sur le moteur de recherche Google a bien diminué globalement. Voici mon dernier article de blog sur le sujet, appuyé d’une solide étude effectuée par Searchmetrics, téléchargeable en tout bas de l’article :

      4 TENDANCES SEO IMPORTANTES POUR 2015 [ETUDE]
      http://andreagaillet.com/referencement-4-tendances-seo-importantes-pour-2015-etude/

  5. Marc

    Très bon article Andréa. SI on considère le fait de lancer un site aujourd’hui, en septembre 2015, sans vouloir être associé à tous les critères SEO qui peuvent envoyer un signal de méfiance à Google ! Les stratégies de référencement dont il est question font sans doute référence au growth marketing je suppose ?

    • ANDREA GAILLET

      Bonjour Marc 🙂
      Je n’ai pas fait allusion au Growth Hacking dans mon article. Mais il est vrai que ça fait partie intégrante de mes stratégies surtout en email marketing et médias sociaux.

      Pour les lecteurs qui ne connaissent pas le terme Growth Hacking voici quelques explications :

      Growth hacking : définition

      Le growth hacking n’est pas une nouvelle discipline, mais plutôt une nouvelle façon de voir la croissance des entreprises web. Le propre du growth hacking est de faire intervenir tous les métiers du web ensemble pour maximiser la croissance. Elle s’oppose à une vision traditionnelle ou travaillent séparément le marketing chargé de générer du trafic et les développeurs opérant sur le site, suivant des objectifs différents.

      Pour faire simple, le growth hacker n’a qu’un seul objectif : la croissance. Ainsi, peu importe le nombre de visites sur le site si de ces visites ne découlent pas d’inscriptions, de partages et de revenu.

      Quel profil pour le Growth Hacker :

      – Une très bonne faculté d’analyse des données (utilisation poussée de l’analytics) ;
      – Une excellente compréhension des motivations des utilisateurs ;
      – Une bonne créativité permettant de mettre en place toujours de nouvelles solutions ;
      – Une obsession pour la croissance.

      Comme le décrit Paul Rosania, un responsable produit chez Twitter « le travail d’un hacker de croissance consiste à essayer beaucoup d’idées, à optimiser impitoyablement pour le succès et à rejeter rapidement les impasses. Il ne recoure pas à une seule stratégie pour atteindre la croissance mais à plusieurs ».

  6. Stéphane

    Excellent article. Il est vrai qu’en 2015, je vois encore trop de SEO proposer à leurs clients des stratégies web obsolètes, sans se préoccuper ni des risques que cela peut entraîner (liens et contenus de mauvaise qualité) et ni du fait que cela n’aura dans le meilleur des cas aucun impact dans les pages de résultats des moteurs de recherche.
    L’essentiel est à mon sens aujourd’hui de se focaliser sur l’expérience utilisateur, les réseaux sociaux et le reste viendra naturellement !

    • ANDREA GAILLET

      Tout à fait Stéphane.
      Je crois que l’erreur qui est commise par certains référenceurs et qu’ils arrêtent d’apprendre. Ce domaine est en constante évolution et le processus d’apprentissage ne doit jamais s’arrêter (si on veut rester à jour avec les dernières tendances seo, les meilleurs techniques de référencement et les évolutions constantes des algorithmes des moteurs de recherche, principalement Google).

  7. Yohann

    Bonjour,
    Pour ma part, pas d’accord avec point 3. Les réseaux sociaux génèrent peu de trafic ou du moûts au max autant que de bonnes newsletters. J’ai en mémoire une étude américaine d’un journal qui a publié sur son fb un poste avec le résumé visible mais que du latin (lipso….) qd tu cliques dans lien. Ce test a montré qu’il y avait eu 48000 partagés mais quasi pas lectures. Les community manager confondent portée d’un poste et trafic qui sont 2 mondes différents… C’est comme si en SEO, on parlait impression et non clic 😉

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